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Le Président: l’homme qui parlait avec son coeur

La fuite du temps, dont personne n’a su à ce jour trouver la clef pour faire marche arrière, nous laisse heureusement de bien belles images dans nos rétroviseurs. Jacques, le président, l’homme qui parlait sans papier avec les paroles de son cœur, a comblé, en ce beau dimanche 31 mai, sa bibliothèque des souvenirs pour l’éternité. Au moment de quitter la présidence, son horloge, sa plus rude adversaire, affiche le profil d’un homme paranormal qui décompte 29 années et 38 saisons d’une vie en perpétuel mouvement. Trente – huit saisons à la tête de la TA, c’est immense et au-delà de la fidélité, c’est une véritable résistance physique peu commune. Généralement, un président dirige un club, Jacques quant lui a habité le sien : la TA. Tout au long des années, on l’aura accompagné dans le partage des victoires, imaginé dans la solitude des défaites et de leurs leçons, ou encore, on l’aura laissé sous la pluie, à la porte d’un vestiaire, sous la pression, dans des nuits sans sommeil ou cauchemardesques, dans la résilience mais jamais il ne sera resté sous silence pour les autres, dont il a été à la fois le père, le frère et l’ami. De sa mémoire phénoménale, chaque joueur, chaque dirigeant, chaque entraineur, chaque licencié, chaque arbitre, chaque éducateur, chaque partenaire, chaque vous tous, supporters avez été une rencontre en quête de sa passion, une épopée portant le cachet du plaisir du vrai football amateur.

 Le blason greffé sur le cœur, les saisons se sont succédé, les unes après les autres, avec leurs lots de joies et de contrariétés, mais il n’aura pas dérogé à la tâche, sobre et entier dans la prise de décisions, faiseur de liens, il a avancé sans se retourner. Le temps passe vite, et l’histoire s’est mise, soudainement à écrire plus vite que les stylos en venant lui décerner la plus belle, la dernière, celle que personne n’aurait pu imaginer, une déferlante de réussite, un bouquet final en apothéose. De l’irréel à la réalité, le destin lui a rendu les fruits de plus de trois décennies de rêves enchantés mûris dans un terreau fertilisé de respect, de proximité, et d’humilité.

Dans son choix de passer la main, Jacques appartient à cette famille rare qui sait s’effacer sans disparaître, se retirer sans s’éloigner, transmettre sans tourner le dos. S’il quitte la présidence, il restera là où il a toujours été, au cœur de la maison TA, toujours animé de la même passion dans un rôle de bienveillance et d’homme qui apaise. Il ne comptera plus les saisons, mais il continuera de compter pour le club, la TA n’est pas un lieu que l’on quitte, c’est une adresse intérieure indélébile, une fidélité, une manière de vivre tous ensemble sans discontinuité. Et comme il aime à le répéter, « on est de passage et l’Institution reste au-dessus de tout »

Merci à toi Jacques, d’avoir donné toutes ces heures au club, de nous avoir permis de profiter de tout ce temps soustrait aux tiens, à ceux qui t’attendaient et qui ont accepté que la TA prenne la place d’un repas, d’une soirée, d’un dimanche. Mieux même tu leur as inoculé ta passion et tu leur laisses dans les mains, en héritage, les belles paroles de Jean de la FONTAINE à ses fils :

« Creusez, fouillez, bêchez, un trésor est caché  -là dedans »

Salengro fête son président par un 20ème succès

Dernier match de la saison à la maison avant son retour en national, pour l’équipe fanion, sans enjeu véritable sinon qu’il prenait une tout autre dimension d’une saison exceptionnelle tout en célébrant le dernier match de la présidence de Jacques, soit, certainement pas loin de 1500 matchs. Après une telle saison, pour le leader, rencontrer à Salengro le dernier de la classe,à la recherche d’une 20ème victoire, une défaite aurait fait quelque peu tâche au milieu de la fête.  Accueillis par une haie d’honneur d’anciens joueurs et entraineurs, sortant avec un maillot de gala, accompagnés de leur président, donnant le coup d’envoi, les noirs n’auront donc pas failli à leur tâche devant la plus belle galerie de la saison.

TA RENNES 3 – 0 US LANGUEUX

but pour la TA : A. CAROFF ( 29 et 77ème), J. BALZAN (81ème)

L’équipe de LANGUEUX, s’est donc jointe à la fête, en jouant le jeu, pour elle aussi, sans pression mais en proposant néanmoins une belle résistance jusqu’à l’abord du dernier ¼ d’h où la fatigue a commencé à se faire sentir.  Avec un excellent Cheikh NDIAYE, ancien international et gardien du stade Rennais, qui aura su retarder l’échéance, il aura fallu attendre la fin de la première demi- heure pour qu’A. CAROFF après deux tentatives sans succès jusque-là, ouvre le score après une récupération de M. CROCQ, relayé parfaitement par un centre de DESTY. Au préalable, une première tête de M. POTHET avait raté la cage (12ème) un centre de DESTY parfaitement repris par JHON avait été stoppé par NDIAYE en deux temps sur la ligne (17ème), et deux autres tentatives d’A CAROFF, l’une sur centre de JHON et la seconde de P. MARQUES avaient échoué (19ème et 26ème). Une dernière tentative lobée d’A. CAROFF n’aboutissait pas juste avant la mi -temps.

Les verts n’abandonnaient pas la partie, et jouaient leur chance en ne fermant pas le jeu en tentant de s’approcher des buts d’Alex le Grand avec notamment une frappe au-dessus du cadre d’A. AURAT (47ème). La domination des noirs continuait de s’exercer avec la monopolisation du jeu et des occasions qui tardaient à se concrétiser. Pas en veine, A. POISSONNEAU (48ème et 71ème) voyait deux de ses frappes canons venir frapper la transversale puis les poteaux, une tête à bout portant sur corner de M. POTHET était claquée par NDIAYE (52ème). Il faudra attendre le dernier 1/4d’h, comme bien souvent à Salengro cette saison, lorsque balayé par la fatigue l’adversaire céde. C’est tout d’abord la passe décisive habituelle d’A.POISSONNEAU à son compère A. CAROFF qui faisait mouche (76ème) avant que JHON ne vienne clôturer par un 3ème but (81ème) ce dernier match de la saison.

A noter l’excellente prestation marquée du sceau TA signé de notre capitaine Antoine CAROFF en l’honneur de son président, et la grande dernière de son compère Renaud DREUSLIN toujours aussi juste dans la sérénité de son jeu à qui il en reste encore sous la semelle. Deux véritables enfants de la TA, exemplaires, qui viennent au cours de ces deux dernières décennies enrichir le label TAÏSTE, d’abord, en ayant fait partie des jeunes du club vainqueurs de la Coupe de Bretagne puis en portant haut les couleurs, que ce soit en Coupe de France ou en National. Un vrai et beau signe, non seulement de fidélité, mais reflétant tellement les valeurs portées par le club auxquelles tous les jeunes peuvent s’en inspirer

A l’année prochaine pour une nouvelle aventure

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