La TA aura attendu ce dernier jour d’octobre marquant la fête d’halloween pour commencer à…
Victime de la »REBIFFE » du VOC
Toujours se méfier d’une ‘’bête’’ blessée, mieux que quiconque nos sangliers doivent le savoir. En six matchs, les joueurs du VOC n’avaient pas encore enregistré de victoire, alors que sa montée en puissance progressivement prenait forme, à tel point qu’ils étaient rentrés frustrés avec un sentiment d’injustice, la semaine dernière, de leur défaite à l’ultime minute contre le leader. En toutes lettres, ils annonçaient que leur première victoire était toute proche. De quoi se méfier, il n’en fallait pas plus, une victoire revancharde, à ce niveau, ça se joue autant avec la tête qu’avec les pieds, et la TA aura été la victime expiatoire de ce petit plus qui peut faire trembler des montagnes. Ce samedi, ce n’est peut-être pas l’équipe qui a le mieux porté le jeu qui a gagné, mais c’est tout simplement celle qui voulait absolument se rebiffer contre la guigne.

VANNES OC 2 – 0 TA RENNES
Buts pour le VOC : BILA (24ème) ; RADDAS (58ème)
Photos Christian DANIEL

Si la TA entamait parfaitement la rencontre en mettant le pied sur le ballon avec un premier corner, les Vannetais étaient bien présents dans l’intensité et arrivaient à faire reculer les Rennais sans pour autant être dangereux. C’est C. BEKHIT (15ème) qui déclenchera les hostilités avec une frappe au-dessus de la cage de PETITGENET avant que M. CROCQ soit obligé de sortir après avoir reçu une bonne béquille de son adversaire direct. La TA poussait et il s’en fallait d’un rien qu’une frappe rasante aux 25 mètres de P. MARQUES ne vienne ouvrir le score à la 18ème. La première véritable action construite en transition rapide sera fatale avec un débordement d’E. MAINTENANT côté gauche, suivi d’un centre tendu mi-hauteur que la bouille relâchera dans les pieds de BILA qui, seul, ne se fera pas prier pour ouvrir le score (24ème). Rien de tel pour donner la confiance à la galerie Vannetaise pour pousser une équipe qui voyait enfin la réussite lui sourire. A. CAROFF tentera sa chance mais sa frappe passera hors du cadre à la 34ème. AMANAKOW (36ème) lui répondait sur une balle en retrait par une frappe tendue bien arrêtée par la BOUILLE. Le dernier mot de cette première mi-temps revenait tout de même à la TA quand, sur un centre parfait, A. POISSONNEAU, à la retombée, n’arrivait pas à suffisamment appuyer sa frappe pour tromper PETITGENET (41ème).

Rien n’était joué à la reprise de la seconde mi-temps mais les MORBIHANNAIS allaient parfaitement gérer leur avance en laissant le ballon à leur adversaire et en misant sur les contres pour espérer doubler la mise. Attaque défense sera le maître mot de ces 45 mn où, justement, c’est le petit truc en plus énoncé plus haut à savoir la volonté de vaincre dans les têtes qui fera la différence. Des occasions de revenir les sangliers en auront, avec cette tête de J.DANIEL sur le poteau (50ème) suite à un coup franc de DW. POHA, mais face à une poussée permanente, largement maitrisée par un bloc défensif autour d’un M. LUSHIMA omniprésent, ce seront encore les blancs qui, sur une transition, obtiendront un coup franc pour une faute de M. POTHET à l’entrée des 18 mètres, côté droit (58ème). Une parfaite remise en retrait de notre ami SINAGOT LE NOUEN, mystifiait le mur Rennais pour permettre à RADDAS d’avoir une large fenêtre ouverte pour tromper La BOUILLE, sans réaction, d’une frappe enrobée intérieur pour le second but. La tâche se compliquait pour la dernière demi-heure face à un bus qui fermait parfaitement l’axe central et surtout mettait la générosité nécessaire pour éviter toute incursion. M. POTHET s’essayait de la tête (70ème puis PETITGENET interceptait, une frappe de DW. POHA (72ème) en deux temps mais personne n’avait suivi. L’immanquable de cette seconde période revenait à JHON qui, suite à une belle action d’A. MENDY, se retrouvait seul devant le but vide pour réussir l’impossible en mettant le ballon au-dessus de la transversale (74ème). L’évidence venait de s’inscrire là en grosses lettres, on n’y était pas. Sans solution, impuissants voire trop absents dans les 18 mètres adverses, les noirs laissaient ainsi sans véritable révolte saignante, le temps s’envoler, se traduisant dans les dernières minutes par deux tirs lointains (90ème et 90+4) par K. DIABY dans les nuages.

Le VOC attendait sa première victoire, il l’avait annoncée, et en toute logique il l’a rendu possible y mettant les ingrédients nécessaires d’un véritable match de coupe où le mental, le réalisme et la combativité auront fait la différence. Un excellent message pour nos sangliers finalement, à la veille du 7ème tour de la Coupe de France à Pontivy, à savoir que tout est possible, si on est davantage convaincu que son adversaire qu’on va le faire pour aller chercher ce 8ème tour.
























