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Soudain, tout bascula

Avant trois joutes compliquées sur terrain adverse, la TA recevait dans son antre ce samedi soir la lanterne rouge. Mais au-delà du classement c’était avant tout le deuxième derby des matchs aller et tout le monde sait que ce genre de match est à nul autre pareil. Et en effet ce match aura parfaitement répondu aux critères de ces étranges mystères imprévisibles du ballon rond.

Depuis le début de la saison, les sangliers ont fait face devant leurs adversaires avec une force collective indéniable, une envie et un esprit de corps qui les aura tous fait souffrir à un moment où à un autre de la partie, mais la réussite n’était pas là, elle les fuyait, laissant ainsi s’envoler les deux tiers de leurs points. Malchance ou infortune, occasions gâchées, cartons ou blessures à répétition, laissant sur le flanc à chaque partie, pour le moins cinq de leurs joueurs incontournables. Rien à faire la roue tournait dans le contraire des aiguilles d’une montre.

Alors ce soir, c’était l’occasion ou jamais, l’adversaire n’avait pas encore gagné un seul de ses huit matchs précédents. De plus on était à Salengro, l’occasion était rêvée pour inverser les mauvaises tendances de ces derniers matchs.

TA RENNES 2 – 1 GUIPRY MESSAC

but pour GUIPRY : M. CROCQ ( 83ème)

pour la TA : M. ODULES (89ème); M. POTHET (93ème)

Le début du match semblait vouloir répondre au pronostic du classement, TIMAT dès la 2ème mn puis à la 8ème chauffait les gants de JUMEL et la TA prenait la possession sans véritablement être mis en danger. Deux tirs cadrés de J. REMOND aux 17ème  37ème taquinaient à son tour A. BOUILLENNEC, tandis qu’entre les deux  C. DURAND 24ème, T DUCHE 34ème et TIMAT encore 35ème échouaient dans leur tentative.  Se laissant progressivement anesthésier par plus  d’impact de GUIPRY, la TA dans le dernier ¼ d’h de cette première mi -temps perdait en fluidité, multipliait les déchets techniques dans la relance et finalement, au lieu d’asphyxier son adversaire lui donnait toute raison de croire que c’était le jour de leur bonne étoile.

De fait, la seconde mi-temps allait rapidement sombrer dans la monotonie, où il ne se passait vraiment pas grand-chose. A noter cependant, une tête rageuse de M POTHET, proche du cadre (58ème), un tir de TIMAT mi-hauteur dans les poings de JUMEL (64ème), et une frappe de T. BELLIER (73ème), bref vraiment rien d’enivrant dans un match qui perdait toute sa saveur par un jeu haché où toute faute devenait une aspiration à du temps gagné pour les blancs. Et comme souvent en pareil cas, installés dans un faux rythme, les sangliers allaient se faire surprendre sur le seul véritable tir de GUIPRY en seconde mi-temps.  On se dirigeait vers un nul, pour un match qui ne méritait guère mieux, quand soudain une centre appuyé venu de la gauche était repris magistralement, côté droite par M. CROCQ pour un joli but poteau rentrant. Coup de poignard, on était à la 83ème, plus que 10 bonnes mns à jouer et le carrousel, une fois de plus, allait semble- t-il, continuer à tourner à l’envers pour la TA. Mais après tout, on vivait là leur plus mauvais match depuis le début de saison.  Tristes mines autour du terrain.

Petite lueur, à l’horizon, A ROUSSELET, absent depuis plus de deux mois était la, sur le banc, dernière carte de coaching, susceptible d’enrayer la descente aux enfers qui n’allait pas manquer d’embraser les cerveaux TAÏSTES si on en restait là. Ainsi passe la 85èm , la 86ème,  le temps file, la 87ème, la 88ème, les carottes semblent cuites, GUIPRY va faire les grands titres de cette 9èmejournée. Puis arrive cette 89ème où A. ROUSSELET, se déploie sur l’aile droite et expédie un centre lobé vers le second poteau d’où surgit la tête de TIMAT qui fait mouche pour l’égalisation. Lui le trublion, tant servi par la malchance depuis ce début de saison, avec des pieds qui ensorcellent les défenseurs, lui le plus petit des 22, comme un pied de nez à la malchance, devenait géant en offrant de sa tête le retour à la lumière.

On est maintenant dans les arrêts de jeu, panique chez les blancs, les trois premiers points espérés ont pris du plomb dans l’aile, il en reste un. Chez les noirs, un regain d’espoir a jailli dans les esprits, mais surtout dans les pieds. En trois minutes, nous allons assister à plus d’occasions nettes que durant 90 mns. T. DUCHE 91ème, est à la réception d’un centre aux 15 m, amorti puis reprise de volée sortie de justesse par le plongeon de JUMEL en corner. 92ème, le corner est sorti miraculeusement par JUMEL, juste au-dessus de la transversale. Ce n’est pas possible, J. LE NORMAND l’a encore dit en causerie, cet après-midi : « les gars, on ne marque plus jamais sur les coups de pied arrêtés » 93ème second corner d’affilée, reprise à bout portant par M. POTHET, l’homme qui ne lâche rien, tir détourné interne petit filet, JUMEL n’y peut rien. GUIPRY qui, durant quelques instants, était revenu à 4 points de la TA, se trouve soudainement à 10 points. GUIPRY est anéanti, le ciel vient de lui tomber sur la tête face à une équipe qui, en l’espace de 5 mns, venait de retrouver son esprit de corps et son football.

TIC TOC, tic toc … ça y est, enfin, tout a basculé, après tous les déboires enregistrés depuis Brest (5ème journée) les aiguilles se sont remis à tourner dans le bon sens, alors que sans ce final époustouflant, on était vraiment mal barré pour les trois déplacements à venir. Ca change tout., le chemin de la victoire vient de refaire le plein de confiance.

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