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Fête déconfinée à Salengro

Retrouver nos petits bonheurs d’avant, si beaucoup encore les cherchent, le public de Salengro en aura retrouvé une grosse partie ce soir. Le derby Rennais entre la TA et le Stade, même si une équipe a perdu, les quelques 500 personnes présentes dans l’enceinte du BLOSNE auront pu apprécier la qualité du spectacle fourni. Avec deux équipes qui aiment jouer au ballon, ils ne pouvaient sans doute pas en être autrement, mais pour que le spectacle soit à la hauteur des attentes, il faut que chacune y apporte sa contribution. La jeunesse pétillante d’un Stade Rennais d’un côté, jusque-là invaincue, pratiquant un jeu léché, précis, rapide, à la limite étourdissant, et de l’autre une TA plus dans la maitrise de son expérience, aux aguets de contres meurtriers en jeu court, ont chacune, à leur façon ravie la galerie qu’elle soit d’un camp ou de l’autre.

   

TA RENNES 3 – 1 Stade RENNAIS

buts pour la TA: T. LEPRETRE (3ème); C. DURAND (29ème); A. ROUSSELET (84ème)

but pour le stade RENNAIS : M. TEL (24ème)

Dès le coup d’envoi, on pouvait lire les intentions des stadistes à vouloir envahir la moitié du terrain des sangliers. Dominer et avoir la possession étant dans leurs gènes, ils allaient se faire surprendre dès la 1ère incursion des noirs, quand K. MESBAH, arrivait à se défaire de son défenseur pour un centre fort et en retrait vers le second poteau où déboulant en pleine course, T. LEPRETRE ne se faisait pas prier pour ouvrir le score devant un Pepe BONET ne pouvant qu’effleurer le ballon (3ème). Quoi de mieux pour lancer un tel derby. Maintenant les stadistes étaient avertis, ils ne pourront conquérir ce match la fleur au fusil, il faudra être sur ses gardes. Pour autant, non décontenancés, ils reprenaient leur sarabande à trois temps, deux passes courtes, une longue transversale précise et le centre du remuant A. DIOUF est voué à une reprise non cadrée (6ème). Si cette emprise est bien là, les noirs ne s’en laissent pas compter, et leurs coups de boutoirs offensifs ne donnent pas beaucoup de bons de sortie à la défense stadiste, telle encore cette ouverture de M.POTHET, vers C. DURAND dont la frappe met Pepe BONET  sur les charbons ardents, en relâchant la frappe mais personne sur le chemin pour reprendre (14ème). Rebelotte à la 19ème toujours C. DURAND à la frappe et cette fois Pepe BONET sans relâcher à la réception. Le bloc défensif de la TA bien en place maîtrise la possession adverse qui jusque-là ne se montre pas trop dangereuse pour A. BOUILLENNEC . Il faudra une perte de ballon « billard « en milieu de terrain, une fixation sur la défense et un excellent service vers M. TEL décalé sur le côté droit, pour que son tir croisé à bout portant fasse mouche poteau rentrant pour l’égalisation (24ème). Il en fallait plus pour décontenancer la TA ce soir, et dès la mn suivante un superbe action collective TAÏSTE se termine par un centre appuyé de K. MESBAH qui ne trouvera pas preneur (25ème).  Pas complexée du tout face au leader, la TA mieux que résister est en train de faire mal à son adversaire dès qu’elle entre dans le camp des blancs. Et quelle belle action collective encore sur ce ballon gagné au milieu par C. DURAND qui va faire croisière dans l’axe central et les pieds de K. MESBAH, dans tous les bons coups, avant de revenir sur ce même C. DURAND lancé ne laissant aucune chance à Pepe BONNET abandonné par les siens : la TA vient de reprendre l’avantage, un avantage qui ne doit rien à personne. Ca bouillonne dans les tribunes, après Locminé, la GSY Pontivy, les hommes de J. LE NORMAND sèment du plaisir chez ses supporteurs aux anges. Quelques pétards mouillés, mais plus de danger devant la cage d’ A. BOUILLENNEC, si ce n’est à la 42ème une tentative de K.JUNIORMORAU  qui passera devant les buts sans trouver preneur.

Qu’attendre de la seconde mi -temps, si ce n’est qu’on sait, par habitude, que la jeunesse du stade n’aime pas être perturbée. Un grain de sable enraye souvent une belle mécanique quand elle est menée. Et ce type de scénarii n’a pu échapper à un J. LENORMAND qui a bien préparé son coup. Laisser venir et fermer les portes tout en profitant de tous les bons de sortie qui vont se présenter. On aurait pu l’écrire et c’est ce qui va se passer. Bien regroupés en phase défensive, intelligence de placement, solidaires et généreux, intensité dans les duels, le schéma tactique va répondre aux attentes et les stadistes vont venir buter, sans vraiment jamais trouver de solutions. A laisser trop d’énergie, ils vont perdre en collectif et en précision. Seuls, on notera un tir de D. CISSE bien servi au- dessus (59ème) et un tir non cadré de M. TELL sur action individuelle (69ème) . Peu de mise en danger donc pour A. BOUILLENNEC, alors que du côté des TAÏSTES, une tête de C. DURAND sera stoppée par Pepe BONET ( 50ème), toujours C. DURAND , lancé seul sera repris (56ème), un tir de K. MESBAH frôlera les poteaux (57ème), nouvelle fois lancé seul , C. DURAND sera à nouveau repris ( 64ème). Mais le clou du spectacle arrivera à la 84ème après un magnifique tacle de T. LEPRETRE en défense, et un non moins superbe service vers TIMAT entré en jeu depuis peu va venir apporter le bouquet final.  Fixant et enrhumant le dernier défenseur, TIMAT va servir sur un plateau et dans sa course A. ROUSSELET pour un troisième but qui va  faire lever les tribunes applaudissant à tout rompre cette magnifique touche finale. Un dernier tir de S. DELAUNAY ( 90ème) de peu à côté, sonnera la dernière charge des sangliers véritablement dans un grand soir.

Conscients d’avoir apporter du bonheur à ses supporteurs, les noirs vont se rassembler à la sortie, pour venir faire un clap final repris par une tribune véritablement conquise.

On était loin de la défaite finistérienne, 15 jours tôt, on avait changé nos joueurs. D’un esprit de corps à toute épreuve, la solidité et le schéma tactique ont fait la différence avec une défense à trois, voire cinq avec deux relayeurs infatigables sur les côtés. Les stadistes ont été pris dans la nasse et n’ont pu rompre les lignes malgré leurs grosses qualités techniques, alliées d’agilité et de vitesse. Qu’on aime cette TA là, où chaque joueur y compris le banc sont dans la même osmose pour offrir du plaisir pendant 90 minutes. On en redemande, même si le match de dimanche prochain, en Coupe de France, sera d’une toute autre approche.

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