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Sorite estivale du club des supporters

Organisée par Yvan et afin de terminer la saison en toute décontraction et dans la convivialité, le club des supporters et bon nombre de dirigeants de la TA se sont retrouvés pour leur sortie annuelle dans le pays de Malestroit à l’est du Morbihan dans la vallée de l’Oust et de l’ARZ, un de ses affluents. Deux thèmes raccrochés à l’histoire  ont alimenté cette journée. La matinée a été consacrée à la visite du musée de la résistance (seconde guerre mondiale) à Saint MARCEL et la seconde, en après-midi en remontant les siècles et des millions d’années faisant un saut dans le temps en se rendant au parc de la préhistoire à MALANSAC près de ROCHEFORT en TERRE.

LE MUSEE DE LA RESISTANCE de SAINT MARCEL

Ce musée vient d’être magnifiquement rénové et mérite que l’on s’y arrête. Situé dans la forêt de LANVAUX à quelques encablures de Malestroit, il rappelle à nos mémoires ce que fut l’un des plus grands maquis lorsque le 18 juin 1944, pendant le débarquement eu lieu un combat héroïque où 2500 combattants bretons firent front à l’armée allemande. Au départ, pour rappel, c’était fuir l’occupant et l’arrivée de l’armée Allemande.

 En Bretagne on s’est énormément illustré, du fait d’avoir de nombreux marins pécheurs qui ont su traverser la manche pour aller en Angleterre. Ce sont eux qui seront les premiers résistants bretons. Ils étaient 140 pour aller rejoindre la France libre du général de Gaulle. A l’image de l’histoire de l’ile de SEIN, quelques années plus tôt, qui illustre parfaitement cette résistance avec tous les habitants de l’ile qui, en 1940, avaient quitté l’ile pour rejoindre l’Angleterre. C’est avec  un langoustinier que cette 1ère épopée fut lancée avec le départ de 128 SENANS bretons sur les 400 premiers français qui viendront rejoindre le Général à LONDRES.

Venus d’Angleterre, les parachutistes Français ont un prestige immense et suscitent l’enthousiasme et l’admiration auprès des jeunes maquisards. La présence à Saint Marcel va permettre de réaliser un véritable pont aérien. Du 8 au 17 juin 1944, les parachutages d’armes et de matériel se succèdent avec l’arrivée de 140 parachutistes qui seront largués sur Saint MARCEL. Ce sera le plus grand parachutage organisé en France occupée. Plusieurs résistants sont formés et armés à Saint Marcel. Parachutistes et jeunes maquisards vont faire front commun et auront leur sort liés ensemble en attendant le débarquement qui tarde et ils savent qu’ils partageront le même sort si les événements avaient à mal se passer. Les décisions sont difficiles à prendre et il n’est pas question d’engager une bataille devant un ennemi plus nombreux et plus aguerri dont on sait, à l’avance, qu’il n’y aura pas de prisonnier. A la veille du combat de St. Marcel, on compte environ 2000 hommes et plus de 150 parachutistes sur un camp de plus de 500ha. Ce sera juste 4 ans, jour pour jour, après l’appel à la résistance que la bataille s’engagera. C’est suite à une intrusion d’une patrouille Allemande, sans doute par hasard, que la bataille va s’engager. Un allemand parviendra à s’échapper et donnera l’alerte, la confrontation devient alors inéluctable. A partir de là, les allemands envahiront St.MARCEL. D’abord en petit nombre,  avec des fouilles dans les maisons, des arrestations  des premiers fusillés, puis ensuite, après avoir encerclés le camp, les allemands ne s’attendaient pas à trouver une telle résistance et appellent de nouveau des renforts. Toutes les unités ennemis cantonnées en proximité sont appelées à la rescousse. La concentration d’Allemands est exceptionnelle afin de ne pas laisser sur les arrières une poche de résistance. Il faut anéantir les résistants, l’ennemi incendie systématiquement et provoquent la panique chez les jeunes maquisards. La bataille ne durera qu’une journée et afin d’éviter un anéantissement total, dans la nuit, les résistants se replièrent et se dispersèrent en ne laissant aucune munitions derrière eux. Devant cet affront, les Allemands organisèrent de terribles représailles. Ils se  vengent, ils pillent et  incendient, organisent une répression féroce avec arrestations, rafles, tortures, exécutions et déportations. Nul ne sera épargné.

 Moment héroïque et tragique de la résistance en Bretagne, l’existence du maquis de Saint MARCEL a valeur de symbole entre les parachutistes de la France libre et la résistance intérieure représentée par les forces françaises intérieures et la population qui les a soutenues. C’était la fin d’une période sombre de notre histoire, marquée par les souffrances, la violence et l’arbitraire qu’il est important de transmettre à nos jeunes générations, même si les récits en demeurent funestes et insupportables

Le parc  de la préhistoire de MALANSAC

Autre panorama et cadre totalement différent l’après-midi avec  un retour  à des millions d’années en arrière. Le Parc de la préhistoire, unique en France, situé à deux kilomètres de Rochefort en Terre,  invite à découvrir dans un site naturel, anciennement une ardoisière, en 1ère partie, le Monde des Dinosaures et, en 2ème partie, l’évolution de l’homme en Bretagne, de nos lointains ancêtres à l’homme des menhirs.

Tout au long du parcours, on rencontre, une multitude de dinosaures plus impressionnant les uns que les autres. On assiste aussi  à un combat entre deux « Prénocéphales » et un autre entre un « Tyranosaure » de 15m et un « Tricératops » de 9m, protégeant son petit…

Marcher ensuite dans les traces et  les pas des hommes préhistoriques, découvrir des scènes de vie quotidienne de nos ancêtres. Du Paléolithique (scènes du feu, 1er habitat, taille de l’outil, scènes de chasse du renne, d’un mammouth) au Néolithique (scènes de pêche sur un lac, du Menhir Tiré, du Dolmen sous Cairn…)

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Eh bien sûr on ne pouvait oublier notre ami le sanglier suivis de sa bande de marcassins, traqués par un tireur à l’arc….. devinez qui en sortira vainqueur…..

Merci aux organisateurs, nous remémorer et nous rappeler que l’humanité de l’homme, au regard des intelligences et du savoir faire des » homo erectus et homo sapiens », reste incontournable et indispensable, face aux traces indélébiles et marquantes des brutalités de l’histoire. Elle doit rester un garde-fous dissuasif pour nos futures générations en mal de vivre au sein de notre société moderne.

Bien évidemment une telle journée, passée dans le silence de la campagne ne pouvait pas être parfaitement réussie sans une pause détente que « le RELAIS DU MAQUIS » sut parfaitement combler en comblant nos appétits gourmands

Félicitations et merci à l’équipe organisatrice

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