Un TIMAT « GEANT » met le Stade PONTIVYEN à ses genoux
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Un TIMAT « GEANT » met le Stade PONTIVYEN à ses genoux

Par Michel Rollo
le 03 Nov 2019

C’était l’histoire d’un jeune marcassin qui fit sa rentrée dans le monde des sangliers, en mai 2016, lors d’un dernier déplacement de fin de saison à Saint LO. Impressionnant, déjà il avait mystifié le long de la ligne de corner deux défenseurs Manchots. Tout droit rentré dans le monde imaginaire de GULLIVER, notre sanglier LILLIPUT sortait vraiment de l’ordinaire face à ces robustes défenseurs de National 3. A l’entrainement, il restait époustouflant, et pendant deux saisons, il resta muet, lui, qui avait fait tant trembler, les adversaires de nos équipes jeunes. Il faisait des trucs, décoiffant, collé au sol, mais il manquait toujours l’étincelle qui fait briller les buteurs. Bien lui en pris, il s’en alla une saison aiguiser ses sabots en R1 dans la forêt de RANNEE, pour nous revenir en ce début de saison, nourri de forces, de convictions, et de talent, sûr de vaincre à un moment ou à un autre le signe indien. La Coupe de France aiguisa son appétit , et on le savait, il était désormais tout près, il le méritait. Malheureux les absents,  ses supporters fidèles, l’accouchement a eu lieu ce samedi à l’extérieur. Passe décisive d’abord, puis le but de toutes les délivrances, qui ne devait rien à personne. Notre TIMAT rentrait, enfin, dans la cour des grands de la TA, à tel point même, que le public Pontivyen, en fin connaisseur, lui fit une véritable ovation à sa sortie. Voilà en quelques mots, une belle histoire qui résume bien, à elle seule, le bien être de cette première partie de championnat où une bande de copains, travailleurs, unis tous ensemble, déjouent tous les pronostics du début de saison. Et la morale de l’histoire, c’est qu’à force de travail, de courage et d’abnégation, la vie finit toujours par vaincre les obstacles qui se dressent devant elle.

STADE PONTIVYEN    0   –   3    TA RENNES

buts: A. CAROFF (26ème) R. DREUSLIN (33ème sur pénalty) TIMAT (59ème)

Et pourtant, en se rendant sur une pelouse bien arrosée cette semaine, sous une petite pluie fine en continue, face à un adversaire qui avait annoncé la couleur : « battre le leader », le sanglier n’était pas forcément rassuré. Les 25 premières minutes du match n’avaient, il est vrai, rien de plus rassurant que cela, les jaunes se voulaient conquérants et pressaient très haut les Rennais. Ils se trouvaient mieux que nos patronnés et étaient à la conquête de tous les ballons. C’est avec des relances longues que la TA arrivait à sortir les ballons, mais pour autant, S. OSMONT n’était guère inquiété. Moins possesseurs du ballon que de coutume, la TA sortait alors de sa large panoplie l’art du contre et il s’en fallait d’un appui que sur passe de C. LAMANDE, A .CAROFF ne mystifie M. ROLLAND à la 13ème sur une première incursion. La réplique ne se faisait pas attendre et C. HAGUET, aux aguets, dans la surface, frappait face à S. OSMONT qui détournait (15ème). Les jaunes continuent donc à pousser, sans grand danger, et sur une de leur attaque avortée, A. POISSONNEAU en relance, au milieu, écarte sur C. LAMANDE à droite. La longue transversale de notre distributeur, va tomber dans les pieds de TIMAT, à gauche. D’une esquive, dont il a le secret, il élimine son défenseur et tire en force vers le but. La balle après avoir transpercé la défense et M. ROLLAND, cloué à son poteau,  arrive dans les pieds d’A. CAROFF au second poteau qui n’a plu qu’à pousser le ballon pour ouvrir le score (26ème). Premier coup de massue, dont les stadistes ne se remettront pas, puisque 6 mns plus tard, une nouvelle fois, A. POISSONNEAU, sert C. LAMANDE, qui d’une subtile ouverture à la DI MARIA répond à l’appel de balle d’A. CAROFF fonçant vers le gardien qui va le déséquilibrer sous les yeux de l’arbitre bien placé. Le préposé à la sentence suprême, R. DREUSLIN, ne se déconcentre pas pour ajouter un second but à la 33ème. D’un match que l’on attendait difficile, les noirs avaient fait un grand pas en quelques minutes pour valoriser leur place de leader. Et ceci d’autant plus que 3mns plus tard, TIMAT, seul face au gardien, ratait la balle de match. Une réaction timide des jaunes se conclura à la 42ème par un tir lointain et non cadré de B. MAREC.

Assis sur son avance de 2 buts, la TA allait gérer son avantage en laissant s’approcher les jaunes qui seront maladroits dans la finition avec une reprise sur corner non cadrée (48ème), et un ballon envolé dans les airs par A. SOUFACHE, seul aux 7 mètres, suite à un ballon mal renvoyé dans l’axe, ou encore cette percée de Q. LE ROUX qui, à la finition, ne cadre pas (70ème). De son côté, les patronnés, font mieux circuler le ballon qu’en début de match, ils assurent leur maîtrise, et leurs poussées offensives font souffrir la défense. TIMAT tel DAVID, de la tête, surprend le géant GOLIATH qui est à sa botte et C LAMANDE s’essaie le 1er mais M. ROLLAND arrête (58ème) Pétard mouillé, avant l’apothéose du jour qui suivait à la 59ème, où TIMAT, s’enfonçait dans la défense, enrhumait deux défenseurs, avant de lâcher une mine croisée pour laquelle M. ROLLAND ne pouvait que constater les dégâts.  Quel beau 1er but, qui, cette fois, tuait les dernières illusions Pontivyennes et assurait, à coup sûr, pour une semaine de plus, la place de leader. Quelques derniers soubresauts des jaunes avec deux arrêts déterminants de S. OSMONT, l’un au pied, et l’autre d’une superbe claquette sur une reprise de C. HAGUET. C’était peu, en comparaison de cette envolée d’A. CAROFF qui, après avoir débarqué deux défenseurs, envoyait un tir puissant sur la base du poteau (75ème) ou, encore, ce tir appuyé d’A. POISSONNEAU détourné par M. ROLLAND (86ème). Plus rien alors ne viendra troubler cette 5ème victoire si ce n’est cette petite blessure d’A. CAROFF dans les arrêts de jeu sur la malléole interne qui nécessitera certainement quelques soins.

Travaillez tous ensemble, en même temps, telle avait été la consigne majeure distribuée, par Jacques LE NORMAND avant le match et on peut dire qu’elle a été appliquée à la lettre, pas de déséquilibre, des replis collectifs, des soutiens, de la solidarité, tout y était, et ce n’est certainement pas un hasard que ce soir le sanglier a la meilleure attaque et la meilleure défense du groupe. Attendons donc sereinement la venue la semaine prochaine d’un des favoris du groupe, DINAN LEHON, où, à notre tour, les supporters, les amis de la TA, nous devrons être là, tous ensemble aussi,  pour soutenir ce groupe qui le mérite vraiment.