Avec réalisme, les GRIFFONS profitent de l’arrivée des vendanges
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Avec réalisme, les GRIFFONS profitent de l’arrivée des vendanges

Par Michel Rollo
le 13 Sep 2020

Il faut toujours se méfier des créatures légendaires sortie de la mythologie. Quand on a sur son emblème un griffon portant tête d’aigle et corps de lion, on peut s’attendre à tout moment que l’alliance du carnassier et de la férocité, relève d’une alchimie chasseresse qui peut terrasser n’importe quelle proie. Pour leur retour à SALENGRO, nos sangliers auront donc appris à leur dépens, ce samedi, que le réveil du griffon peut se révéler une tâche insurmontable si on ne se tient pas sur ses gardes. Deux coups de griffes acérés aux meilleurs moments de la partie, où on n’est pas vigilant voire absent, et le félin n’a plus qu’à porter l’estocade . Ainsi pourrait se résumer cette reprise avec le retour de nos supporters, où après avoir tendu le museau pour se faire battre dès la 2ème mn et  à la 64ème  sur corner, les soubresauts des noirs manquant d’efficacité n’auront pas suffi pour renverser la situation.

RENNES  TA     1     –     5     ST BRIEUC

but pour ST BRIEUC: N'KA MBOK  (x 2), GOMIS, URVOIX, BLONDEL 

pour la TA :  A. CAROFF

Prendre cinq buts à ce niveau,  il y a sans doute quelques années que ça n’était pas arrivé aux TAÎSTES, c’est insurmontable, mais le bien-pensant dira, qu’il faut mieux perdre une fois avec 4 buts d’écart plutôt que perdre 4 fois 1 – 0. C’est certainement vrai, et au vu de cette partie, tout n‘est pas à jeter, loin de là. On peut en effet dénombrer pas moins de dix occasions en plus du but d’A. CAROFF (47ème) qui auraient pu et dû connaître  meilleur sort. Jamais dans les deux matchs précédents on ne s’était ouvert le chemin des buts de cette manière. L’écart à l’arrivée certes, il est important, mais d’un côté tout a réussi, et de l’autre, c’est passé de peu à côté et surtout le gardien Briochin a plusieurs fois sauvé la baraque, sur une reprise de N. COHAN (19ème), TIMAT (22ème ), B GATEAU ( 54ème), A.CAROFF (73ème, 86ème). Par ailleurs on retiendra, après une percée de K. MESBAH, cette reprise de N. COHAN si près de déflorer la toile d’araignée (39ème),  A. CAROFF (52ème de peu au-dessus, 88ème lobe des 30 m) K. MESBAH (60ème les pieds dans le tapis face au gardien) et enfin but refusé sur hors jeu suite à une belle action collective (59ème).

De l’autre côté, sérénité, expérience, réalisme et opportunité dès l’entame ont chamboulé le pronostic avec des éléments de choix et en particulier E. N’KA MBOK qui en aura fait voir de toutes les couleurs à son défenseur,  se trouvant à point nommé pour reprendre un ballon relâché  (2ème), tout en clôturant le score en apposant sa signature  sue cette rencontre de belle façon dans le temps additionnel.

 

 

Mené de 2 buts à la mi -temps, J. LE NORMAND, changeait son système de jeu en passant à 3 défenseurs et en renforçant son bloc offensif avec les rentrants de blessure C. LAMANDE et A. ROUSSELET. Nouvelle dynamique qui, durant 20 minutes, ré-ouvrait les portes de l’espoir avec la réduction du score et enfin une main mise sur le jeu. Hélas, il aura fallu ce corner où, une nouvelle fois, pour être restés trop spectateurs, le défenseur Q. URVOIX prenait tout son temps pour ajuster et remettre de la tête deux buts d’écart au tableau d’affichage (65ème). Deux buts en première mi- temps sur trois occasions, et là encore, après avoir mis une tête sur le poteau (55ème), la seconde opportunité faisait mouche. Si les deux derniers buts pouvaient relever ensuite de l’anecdote,  le mal étant fait dans les têtes, ils révélaient tous les deux par des duels perdus, attaquant-défenseur, ponctués par deux frappes chirurgicales  que d’un côté une équipe était en pleine confiance et l’autre sorti de son match .

Faisons de cette large défaite blessante, un défi pour véritablement débuter la saison dès dimanche en Coupe de France. Les ingrédients de la réussite sont là désormais tout proches, les blessés reviennent et bien plus, l’affront est porteur de révolte et de resserrement des liens pour relever au plus vite la tête. Et puis le “temps des vendanges” ne durent qu’un temps.