Histoire

LA TA FOOT :

Un VIVIER de joueurs intarissable mis au service d’une certaine idée du sport
Issu du patronage de la TA OMNISPORT où à ses débuts en 1896 l’abbé Janvier misa sur les activités culturelles et sportives pour préparer les jeunes aux dures réalités de l’existence.

Portées par les sections de la musique, de la gymnastique et de l’athlétisme, la section FOOT dès 1907, vint se rajouter à ces activités fortes du club pour ne plus jamais quitter le devant de la scène.
Avec à l’époque un ballon à peine rond, des terrains boueux sans herbe, sans vestiaires et tracés par les joueurs, très vite la TA Foot ne tarda pas à se rapprocher et à rivaliser avec les meilleures équipes régionales.

Mais c’est après le temps des deux guerres, que se mirent surtout en place les ingrédients indispensables à la réussite qui allait suivre, au travers de trois cycles de générations où chacun a conduit l’ensemble des équipes jeunes et seniors au plus haut niveau régional.
Après la guerre tout était à reconstruire. En 1947, André FRESNAIS, professeur d’éducation physique lança l’école de football avec trois approches essentielles :
– l’entraînement régulier et le travail sont indispensables ( projet formatif)
– un esprit d’équipe irréprochable ( projet éducatif)
– un désir d’aller de l’avant en permanence ( projet sportif)
Ce jour là était lancé le moteur de ce qui allait construire la pérennité de la TA section Foot. Bien évidemment cette première grande structuration est venue se joindre aux éléments essentiels interactifs et transversaux tels que la recherche permanente de convivialité, le bénévolat, l’amour du maillot, les liens inter -générations ou encore et surtout cette volonté de préserver l’esprit amateur avec l’idée de plaisir avant toute notion d’un sport lucratif.

Les résultats ne tardèrent pas, que ce soit sur l’approche formative collective ou individuelle. Dès 1950, beaucoup de jeunes allèrent aux finales régionales ou même à Paris pour les finales nationales du jeune footballeur ( LECOMTE, HARDY, LAUNAY etc…).


Au travers de l’approche collective, en 1947 les juniors sont champions d’ILLE et VILAINE, finaliste du championnat de l’Ouest, de 1947 à 1952, les cadets sont champions de l’Ouest à deux reprises et les minimes à trois reprises.

L’effet d’ascenseur jouant à plein vers les seniors , ces jeunes amenèrent alors l’équipe A en DH à partir de 1954 avec d’illustres noms comme les BOUTET, LEBON, GAREL, FUSELIER, VALLEE, CHARRON, IONESCO etc…) C’est aussi durant cette période que vint l’idée de propulser les joueurs eux-mêmes, individuellement, à faire la formation d’encadrement.

Fredo GAREL et Claude VALLEE seront les premiers émules d’une stratégie de l’autoformation qui donnent toute satisfaction encore aujourd’hui.


A partir des années 65 à 77, si l’école de football et la formation restent le fer de lance de la section avec des résultats forts probants pour les juniors (1/16ème de finale de la Gambardella battus aux corners par ROUEN en 60 et par l’US quevilly en 1974) , les minimes champions de l’ouest (61), juniors champions d’Ille et Vilaine et du grand Ouest ( 67- 68), (68- 69), champions de France FSCF (68 – 69), l’équipe première ne se régénère plus par le sang neuf de ces jeunes qui s’en vont sous d’autre cieux avant d’éclore. Ce sera alors une période plus creuse jusqu’en 77 ou l’équipe A descendra à son niveau le plus bas de son histoire la PH.

Fredo GAREL, après un passage au Stade RENNAIS, reviendra alors comme dirigeant pour redynamiser le club :
– il créera l’école Baby Foot (l’enseignement par la découverte, 5- 6 -7 ans) juste avant l’école de football sous la responsabilité de G. HARDY.

– Il développera les temps de formation et de détection ( pupilles minimes cadets) sous la responsabilité de M. LAUNAY
– Il fera des juniors et des seniors le centre de perfectionnement pour aguerrir les joueurs au plus haut niveau régional
– Son projet sera construit sur 5 ans, avec des éducateurs qui doivent être moteurs de l’animation et des dirigeants qui doivent être les auxiliaires des éducateurs

Très vite, il atteindra son but, les jeunes prolongeront de nouveau leur formation en intégrant les équipes fanions et dès les années 81 -82, l’équipe A retrouvera sa place parmi l’élite régionale alors qu’en 1983, l’équipe junior gagne ses 22 rencontres de championnat en encaissant un seul but contre 91 marqués.

Exceptionnel, elle restera invaincue toute l’année tant en finale du championnat de l’Ouest qu’en Gambardella où seule la différence de but ou les tirs aux buts les sortira.

Ce nouveau cycle et temps fort de la TA fléchira à son tour au début des années 90 où un creux et une génération moins florissante dans le recrutement des jeunes baissera quelque peu les niveaux à tous les étages, ne permettant plus du même coup d’alimenter par son propre réservoir les équipes premières.

Jacques AUBRY, jeune président va alors s’attaquer à la tâche avec patience en misant sur la formation et l’éducation des jeunes.

En faisant appel à Marc PERROT, jeune éducateur à la tête de la formation, il relançait une dynamique qui au cours des dix dernières années a réussi à ramener progressivement toutes les équipes au plus haut niveau régional.


En retraçant l’histoire de ce siècle de football, il apparaît clairement, qu’un certain nombre d’éléments clefs ont conduit à la réussite du club.

Ils sont devenus aujourd’hui incontournables pour maintenir le club à un très bon niveau régional en préservant en contrepartie les valeurs du sport amateur :

1. l’école de football, au fil du temps, s’est aguerri et s’est subdivisée progressivement en plusieurs temps ou paliers formatifs (projets catégoriels) très bien développés aujourd’hui dans le Projet Sportif de Marc PERROT et Jacques LE NORMAND.

2. La formation avec un projet de jeu commun doit permettre à chaque jeune et quelque soit son talent de pouvoir s’inscrire dans une progression individuelle et collective d’une équipe pour arriver à évoluer plus tard dans une équipe senior de la TA.

3. La continuité du club passe par l’autoformation des joueurs seniors à pouvoir devenir encadrant d’une équipe jeune, ou bien encore à s’investir dans la formation arbitrale.

4. La compétition est bien évidemment l’essence même de la valorisation de ses pratiquants. Les objectifs à atteindre ne peuvent être que la résultante d’un travail physique, psychologique de longue haleine, porté par tout un groupe et traduit sur le terrain par une partition collective où la recherche d’une production de jeu reste le seul fil conducteur.

5. L’approche éducative et humaine : la pratique du football doit se projeter, dans son cadre réduit qu’est le rectangle vert, comme une formidable école d’apprentissage à la vie en société.

6. Une passion commune des dirigeants et des Présidents successifs qui conjugue par la formation , l’éducation et la compétition une certaine idée du sport , des valeurs, un esprit fait avant tout de convivialité et de plaisir.

Entouré par son président Jacques AUBRY, se faisant fort de maintenir l’ensemble de ces valeurs,, la TA section foot a fêté son centenaire en ayant su en ce début de siècle, avec MARC PERROT et Jacques LE NORMAND, relancer un nouveau projet qui se voulait amener l’équipe A en DH et deux équipes, par catégorie jeunes, dans les championnats ligue.

Avec le soutien du club supporters bien présents, d’une soixantaine de dirigeants qui se retrouvent chaque mardi soir,, ce sont 22 débutants, 32 poussins, 52 benjamins, 55 13 ans, 52 15 ans, 60 18 ans, 70 seniors et 22 vétérans qui se sont engagés sous les couleurs noires et blanches dans les différents championnats 2006 – 2007, l’année du centenaire.

Tous ont eu à cœur de préparer l’événement en faisant de cette année 2007 une année pleine sur le plan sportif en se donnant comme objectif majeur de pouvoir maintenir l’équipe fanion en DH alors qu’elle venait d’y accéder.

Non content de ravir à la dernière journée une cinquième place inespérée, ils ont été plus loin en scellant ce centenaire avec la victoire de la Coupe de BRETAGNE, trophée qui pour la première fois depuis 1907 ornera à tout jamais l’histoire, puis l’avenir du club .

EN REMONTANT LE SIECLE

L’origine de la Tour d’Auvergne Omnisports remonte à 1896 avec la volonté de l’abbé Janvier de donner un prolongement indispensable aux jeunes qu’il préparait à rentrer dans la vie d’adulte.

Pourquoi la Tour d’Auvergne ?

Les responsables du patronage résidaient boulevard de la Tour d’Auvergne , d’où est déduit le patronyme : le Patronage de la Sainte Famille du Boulevard de la Tour d’Auvergne avant de devenir le Patronage de la Tour d’Auvergne ou plus communément la Tour d’Auvergne.

L’écusson avec la hure couronnée de la TA reprend en fait l’emblème de l’armoirie du Capitaine de la Tour d’Auvergne fait premier grenadier de l’Empire pour son courage et ses exploits.

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REPERES CHRONOLOGIQUES :
1906 – 1907 : les prémices de la section football du patronage de la Tour d’Auvergne prennent racines dans la prairie du Père Janvier où des étudiants et des membres de la Tour d’Auvergne s’essayent au football, un sport qui vient de naître et sans règlements bien définis.

1908 : la Tour d’Auvergne fait ses grands débuts dans le championnat des patronages (elle débuta dans le championnat de 3ème série) dans le parc de la Mabilais, le nouveau terrain loué par le patronage (à proximité du Stade Rennais qui, lui aussi, commençait ses premiers pas). Les joueurs composant l’équipe étaient issus en grande partie des sections de la gymnastique et de la musique.

1910 : acquisition du terrain de la rue Le Guen de Kérangal. La Tour d’Auvergne enlève le titre de champion de 3ème série.
Les joueurs animant l’équipe : Gilbert, Landelle, Beaulieu, Lecocq, Closier, Lefas…

1910 – 1914 : l’équipe dispute régulièrement le championnat des patronages.

1914 – 1918 : durant la guerre, le sport ne fut pas en sommeil, bien que de nombreux joueurs furent appelés à défendre le pays (5 joueurs composant l’équipe laissèrent leur vie sur les champs de bataille).

Sous l’impulsion de l’abbé Le Caz et de Francis Lefas, 2 équipes étaient constituées chaque dimanche.
A noter qu’en 1917, l’équipe 2 fut vainqueur du challenge Breton de guerre et l’équipe 1ère renforcée d’étudiants Serbes rencontrait les meilleures équipes de l’Ouest.

1918 : la grande tourmente passée, la section football reprit complètement son activité.
Les joueurs s’emploient eux-mêmes à tracer le terrain, gonfler le ballon, préparer les équipements et couvrir une large partie de leurs frais de déplacement. L’amour du football et de leur société priment avant tout sur les recettes qu’il pouvait effectuer.

La concurrence avec les Cadets de Bretagne, l’autre patronage Rennais fait rage et donne lieu à des rencontres à la limite du  « passionné » .

La guerre qui avait causé tant de ruines eut cependant un côté bienfaisant, elle ramena l’amitié entre tous les français, divisés pendant les années précédentes, et donc par la même occasion une entente entre les fédérations de football qui permit aux patronages de se rencontrer avec les autres sociétés sportives.

1920 : l’équipe de la Tour d’Auvergne dispute les championnats de la F.F.F.A et se classe parmi les meilleures équipes de Bretagne.
Les joueurs : Rouaud, Gicquiaud, Galibourg, Pottier, Jean, Guérin, Touffait, Cadiou, Levaher, Paignon, Fétu, Martin…

1921 – 1930 : descente aux enfers. La section va au plus mal et les résultats en championnat DH ne suivent plus. Jusqu’en 1923, la Tour d’Auvergne développe une certaine notoriété, mais à partir de cette époque et jusqu’en 1930, le succès déserta ses couleurs et se maintint péniblement dans une situation passable, dans le championnat de 1ère série.
A noter, le 9 juin 1928, la nomination de l’Abbé Guillard au poste d’Aumônier-Directeur. Celui-ci encourage les mordus à tenir bon alors qu’il était envisagé de supprimer la section football.

1931 : l’abbé Launay est nommé au poste d’Aumônier-Directeur du patronage. La Tour d’Auvergne reprend son ascension et retrouve les premières places régionales à la fin des années 30.

Lors de l’année 1938-1939, la Tour d’Auvergne retrouve la DH après des barrages.
Les dirigeants et l’équipe première sont alors composée de : Rué, Couillard, Papot, Bienvenu, de Saint Hilaire, Launay, Haslé, Stéphan, Guérin, Lefloch, Onofrietti, les frères Carro, Le Treust, Jean, Badier, C. Hardy…
La section atteint un nombre de plus de 200 cents licenciés avec une dizaine d’équipes qui évoluent chaque dimanche.

1942 – 1943 : après la suspension du championnat des suites de la guerre, le championnat de DH vit, pour la première fois, l’équipe joué en DH et terminer le championnat en tête.
Cette 1ère place vaut, à l’équipe de la Tour d’Auvergne, le droit de participer au championnat de France amateurs dans le groupe de l’Ouest.

1944 : nomination de l’abbé Lefeuvre au poste d’Aumônier-Directeur


1944 – 1945
 : la Tour d’Auvergne enlève encore une fois le titre de champion de Bretagne. Lors du championnat de l’Ouest, la Tour d’Auvergne s’incline en finale devant le S.C. Nantes qui était en passe de devenir un club professionnel.

A noter la participation de plusieurs joueurs de l’équipe fanion à représenter la Bretagne en sélection.
La Tour d’Auvergne est donc à l’époque très performante, quelques noms : J. Hardy, Poirier, les frères de Saint Hilaire, Haslé, Piriou, Fresnais, Letort, Lhuisier et un junior très prometteur V. Renou.

1945 : André Fresnais prend la direction technique du club. Une école de football est créée et la relève est assurée avec les Wurtz, Michel, Colin et Renou entre autres.

1945 – 1955 : la Tour d’Auvergne forge sa destinée

1947 : les juniors sont champions d’Ille et Vilaine et finalistes de la coupe de Bretagne. L’équipe 1ère s’incline en finale du championnat de l’Ouest.

1947 – 1952 : les cadets sont champions de l’Ouest à 2 reprises et les minimes à 3 reprises.

1951 : montée de l’équipe senior en DHR.

1954 : accession de l’équipe senior en DH après un championnat comprenant 16 victoires sur 22 possibles, 91 buts pour 24 contres et une victoire en barrage 2 à 0 contre le Stade Lesnevien.


1945 – 1955
 : de nombreux joueurs sont sélectionnés en équipe de l’Ouest : Claude Vallée, Michel Lebon, Bernard Josse, Roger Henry, Jean Pichon, Edmond Grouaille, Yves Boutet, Alain Hardy et d’autres font les finales régionales des concours du jeune footballeur voir les finales nationales : Louis Lecompte, Jean Laussucq, Alain Hardy, Georges Hardy, Jean-Michel Lhommelais, Michel Launay, Yves Toupel, et Yves Legrand.

1955 – 1957 : trois saisons au sommet en DH. Le classement est honorable : 1ère saison à la 4ème place, 2ème saison à la 3ème place et 3ème saison plus difficile.
L’équipe de cette glorieuse : Huonnic, Boutet, Charon, Lebon, Garel, Jonesco, Lecompte, Renou, Legrand, Fuselier, Vallée, Dutheil, Chopin, Grouaille, Rullon, Cormier, Vatinel, Desneux, Briand…

1947 – Alors que les festivités du cinquantième anniversaire se déroulent de façon grandiose, une première sélection vient couronner les efforts entrepris depuis la fin des hostilités par l’entraîneur-athlète André Fresnais. Le jeune Claude Vallée est retenu par la Ligue de l’Ouest qui comprenait alors huit départements : les cinq bretons dont la Loire Infèrieure puis la Mayenne, la Sarthe et le Maine-et-Loire, pour disputer la Coupe de France des Ligues en cadets. Cette première aventure se termine en demi-finale, à Bordeaux, contre la Ligue du Sud-Est, vainqueur 4 à 2, ligue qui remporte la finale pour la deuxième année consécutive.

De 1947 à 1952, les cadets sont champions de l’Ouest à deux reprises et les minimes à trois reprises
Ce jeune joueur se rappellera longtemps de son adversaire direct qui lui causa bien des misères, un dénommé Antoine Bonifaci, lequel portera le maillot tricolore à douze reprises au cours des années 50.

C’est aussi en 1947 que l’équipe juniors est championne d’Ille-et-Vilaine, après avoir battu le Stade Rennais et l’U.S.S.M., et finaliste du championnat de l’Ouest, battue 3 à 2 par le Stade Lavallois mais après avoir éliminé le Stade Briochin et la Stelta Maris de Douarnenez. André Fresnais, l’entraîneur et Camille Hardy, le dirigeant, sont fiers de leurs joueurs:

Bozzufi, Brégeon, Chauvin, Depeeker, Duthu, Fresnel, Carnier, Cl. Hardy, Lahitte, Lecompte, Lepetit, Turgeon, d’autres cadets sont également sélectionnés en équipe de l’Ouest : Michel Lebon (1948), Bernard Josse (1949), Roger Henry (1950). Jean Pichon (1951), Yves Boutet (1952) lequel deviendra professionnel et portera le brassard de capitaine au Stade Rennais pendant une dizaine d’années, Edmond Groualle (1952 également), Alain Hardy (1955). Durant cette période, nombreux sont également les jeunes à se distinguer sur le plan régional aux concours du plus jeune et du jeune footballeur : impossible de tous les citer. Certains d’entre-eux « montent » à Paris pour disputer la finale nationale, sur le terrain de Colombes : Louis Lecompte, Yves Toupel et Yves Legrand (qui terminent seconds), Jean Laussucq, Alain et Georges Hardy, Michel Launay, Jean-Michel Lhommelais.
Goooaaaaall ! ! ! ! ! !

« Un entraîneur compte sur les qualités morales de ses joueurs.
Entraînement régulier, bon esprit d’équipe, désir de vaincre »
L’éclosion de ces jeunes n’est pas due au hasard mais à l’assiduité aux entraînements, ce qui permet d’obtenir ces excellents résultats, aussi bien sur le plan individuel que collectif.

De 1947 à 1952, les cadets sont champions dc l’Ouest à deux reprises et les minimes à trois reprises. La presse n’hésite pas à parler des « brillants succès des équipes de jeunes de la TA. ».

En 1948, les cadets ont gagné 22 matches sur 23, totalisant 150 buts pour et 11 contre, tandis que les minimes engrangent 17 victoires sur 17 matches avec 73 buts pour et 9 contre, imités en 1951 par une autre équipe de minimes, championne de l’Ouest, totalisant 94 buts et 1 seul encaissé.Ce sont tous ces jeunes qui vont permettre au patronage de retrouver tout son prestige.

Lorsque le club retrouve sa place en Division d’Honneur Régionale (la division Supérieure Régionale n’existe pas) à la fin de la saison 1950-51, après avoir battu en intergroupes la Phalange d’Arvor de Quimper, le Véloce Vannetais et le S.C.O. d’Angers, André Fresnais peut s’estimer satisfait du travail accompli, lui qui écrit dans le journal de la T.A. :

« Un entraîneur compte sur les qualités morales de ses joueurs pour être fidèles aux consignes qu’il est en droit de demander : entraînement régulier, bon esprit d’équipe, désir de vaincre. C’est vers ce but que doivent se diriger nos joueurs s’ils veulent que la T.A. reprenne sa place en division d’honneur ».

Cet esprit d’équipe, très développé au sein de la section, se retrouve pendant les congés d’été. Les terrains de camping de Saint-Jacut, Paramé ou des Sables d’Olonne sont envahis par les footballeurs, accompagnés de quelques basketteurs et athlètes, sous la direction d’André Fresnais, organisateur de ces vacances. Personne ne disposant de voiture, le déplacement s’effectue dans le camion d’un joueur, Roger Haslé, dont l’épouse Annette assure la cuisine quotidienne. Jeux, baignades, etc…, alternent dans la bonne humeur au cours de la journée.

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– FORMATION :

La défection d’un entraîneur extérieur au club, provoque une prise de conscience de la part des responsables de la section. Deux joueurs de l’équipe première, Frédo Garel et Claude Vallée vont accepter de consacrer deux semaines de leurs congés payés pour suivre un stage d’éducateur FS.F au CRFPS de Poitiers du 19 au 31 juillet 1954. Les résultats sont probants Frédo et Claude se classent aux deux premières places, avec la mention « Très bien ».

La T.A. vient de faire un choix primordial la formation de jeunes cadres. Par la suite, de nombreux joueurs formés au club suivront leur exemple.

Redevenons serieux. Avec leur bagage technique en poche la nouvelle saison en Division d’Honneur peut démarrer sous les meilleurs auspices avec de nouveaux maillots (blancs avec deux barres noires en diagonale), tandis que le supporter numéro un, M. Martin Sastre, grossiste en fruits et légumes, offre un jeu de survêtements ce qui, à cette époque, est une nouveauté.

1956 : nomination de l’abbé Favrais au poste d’Aumônier-Directeur

1959 : nomination de l’abbé Catheline au poste d’Aumônier-Directeur

1957 – 1960 : nivellement entre DSR et DRH.

1961 : les minimes sont champions de l’Ouest


1960 – 1962
 : l’équipe fanion manque de peu l’accession en DH.

1964 : vente du terrain de sports de la rue Le Guen de Kérangal. La Tour d’Auvergne migre en zup sud à proximité de la route de Châtillon, en pleine campagne à proximité du ruisseau Le Blosne.
Les cadets sont champions de France des patros.

1967 : les cadets sont à nouveau champions de France des patros.

1967 – 1970 : suite aux incidents de mai 68, les plus anciens et les plus jeunes sont en mésentente totale. Les résultats sont médiocres et de nombreux joueurs préfèrent partir : Guezou, Menou, Guyot, Fuselier, Bertru, Leclech…

1968 – 1969 : les juniors décrochent le titre de champion de l’Ouest à 2 reprises.

1970 : Frédo Garel quitte le club pour le stade Rennais qui le sollicitait depuis un certain temps. L’équipe fanion se maintient de justesse en DRH. 1972 – 1973 : la Tour d’Auvergne se retrouve en PH, cela s’explique par le départ de 14 joueurs en 2 ans. La tentation de l’argent par certains clubs des alentours n’est pas étrangère à ces démissions.

1974 : à signaler la performance des juniors de l’époque coachés par Michel Launay qui iront jusqu’en 1/16ème de finale de la Gambardella et qui se feront éliminer par l’US QUEVILLY. nous restons depuis dans l’attente d’une telle performance par nos 18 ans.

1977 : la Tour d’Auvergne est en PH. Frédo Garel marque son retour au club par un projet quinquennal :
-la Tour d’Auvergne doit redevenir un grand club avec au minimum l’équipe A en DSR et l’équipe B en 1ère division
– le club se doit de renforcer l’enseignement par la découverte, Frédo Garel propose donc la création de l’école Baby Foot (5,6 et 7 ans) avant l’école de football. La Tour d’Auvergne est l’un des premiers clubs à lancer le Baby Foot crée en 1982 par la édération.

La Tour d’Auvergne avait 2 ans d’avance. Les effectifs étant nombreux, Frédo Garel propose de mettre en place trois sous-commissions avec leur propre autonomie : les adultes (juniors, seniors et vétérans), les jeunes (cadets et minimes) et les très jeunes (débutants, poussins et pupilles).

Frédo Garel prend les rênes du club et devient président de la section football. Gilbert Charon le seconde et gère plus particulièrement les relations avec les joueurs.

1977 – 1978 : accession de la PH à la DRH après les barrages avec une triplette offensive efficace : Tanne, Trelluyer, Lefeuvre.

1978 – 1980 : saison de transition avec l’arrivée de nouveaux joueurs et des jeunes pousses : Defin, Chollet, Desmottes, Dreano, Leborgne, Aubault, Bellier, Picaud, Baguet…

1980 – 1981 : accession en DSR.

1981-1982 : la Tour d’Auvergne enlève le titre de champions de l’Ouest de DSR et fête son retour en DH.

1982 – 1983 : l’équipe B accède à la PH. Le projet de Frédo Garel est une véritable réussite.

1982 – 1986 : l’équipe fanion de la Tour d’Auvergne de Rennes se maintient pendant 4 ans en DH.

1989 – 1990 : l’équipe A et l’équipe B ratent de peu l’accession au niveau supérieur (respectivement la DH et la DRH), ils terminent seconds.

1987 – 1996 : l’équipe A est en DSR

1995 – 1996 : l’équipe A descend en DRH lors de l’ultime journée.

1998 : l’équipe fanion, qui joue en DRH, s’en va gagner la coupe Maxime Portier.

2002-2003 : l’équipe A sous la houlette de Thierry Binard reste invaincue durant toute la saison en DRH et accède à la DSR.

2002 – 2003 après 7 ans de purgatoire, l’équipe A retrouve sa place en DSR

2003 – 2004 L’équipe B accède pour la première fois en DRH

2004 – 2005 : l’équipe A accède à la DSE.

2005 – 2006 : l’équipe A remporte le titre de champion de DSE et retrouve la DH après 20 années.

2006 – 2007 : l’équipe A termine à la 5ème place dans le championnat DH. La Tour d’Auvergne remporte la coupe de Bretagne pour la 1ère fois de son histoire. les catégories jeunes avec l’arrivée des 13 ans sont désormais toutes en DH ligue et mieux, les 18 ans arrivent à maintenir deux équipes en ligue

2007-2008 : une deuxième saison en DH qui va se terminer en apothéose par une montée directe en CFA2 avec 5 points d’avance sur le dauphin Saint MALO. Pour la première fois de son histoire la Tour d’Auvergne accède dans un championnat national.

Et pour couronner cette première saison après le centenaire, les noirs joueront une seconde finale de la Coupe de Bretagne en s’appuyant sur ses jeunes et les équipes C et D accèderont en PH et D2.

Seule l’équipe B ratera d’un cheveu son accession en DSR lors de la dernière journée. Cette saison 2007 – 2008 restera à jamais dans les annales.

16 août 2008 : l’équipe fanion de la TA joue pour la première fois de son histoire un match en championnat national CFA 2 contre la réserve du Stade BRESTOIS