Corentin LAMANDE: « l’invité de la Tribune de la K’FET
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Corentin LAMANDE: « l’invité de la Tribune de la K’FET

Par Michel Rollo
le 10 Mar 2020

Il est arrivé à RENNES de sa Normandie natale pour continuer ses études, un peu incognito, en fin de mercato cet été.  Pas un garçon à sortir du rang, ou à faire du bruit en public mais, par contre, sur le terrain Corentin ne ménage ni sa peine ni sa sueur, montrant combien sa passion pour le foot lui ronge son pied gauche diabolique. Entre l’AGLD de FOUGERES en reconstruction, lui faisant les yeux doux, l’humilité et les valeurs, qui l’habitent, ont dirigé son instinct vers la TA. Plaque tournante du milieu de terrain, sa technique n’a pas demandé beaucoup de temps d’intégration au sein du groupe TAÏSTE, où depuis quelques matchs, il donne sa pleine mesure. La tribune de la K’FET l’a rencontré pour recueillir à la fois, son regard sur la TA ,et les impressions de ce pur talent qui, dès sa sortie de la formation, a connu un passage en N2

C L : «  La TA, un club dans lequel je pouvais avoir confiance »

Quel a été ton parcours avant de rejoindre la TA ?

Originaire de Saint-Lô, j’y ai débuté après avoir joué à Trois-Rivières où habitent mes parents. J’ai évolué ensuite à l’US Avranches, en U17 National, avant de rejoindre Le Havre. J’avais été repéré lors de matches de Gambardella. La première année, je m’entraînais avec la Nationale 2 et je jouais en U19 National. La seconde, étant devenu senior, j’ai joué en N2.

Quelle était ton aspiration en rejoignant Le Havre ?

J’avais le désir de signer pro. Cela s’est plus ou moins bien passé. Mais j’en retire de bonnes leçons.

Comment as-tu vécu le fait de ne pas devenir pro ?

On sait que ce n’est pas facile. Il y a beaucoup de joueurs, la concurrence est importante, surtout à mon poste. J’ai tout fait pour y parvenir mais cela ne s’est pas fait dans ce club. Toutefois,  je ne baisse pas les bras. L’objectif reste toujours dans un coin de ma tête. C’est un rêve. Cependant, j’admets le fait que cela ne se fera pas.

Tu as un plan B ?

Je souhaiterai rester dans le monde du football. Je voudrais passer mes diplômes d’entraîneur. Depuis que je suis tout petit, ma passion est le football, tant sur le terrain qu’en dehors. Je regarde les matches à la télé pendant les week-ends. Et ne parlons pas des semaines avec les Coupes d’Europe…

Pourquoi es-tu venu à la TA ?

A la fin de mon contrat au Havre, j’ai fait un essai à Bordeaux. Il s’était bien passé mais je n’ai pas été conservé. Ensuite, je suis allé au Portugal où cela ne s’est pas déroulé comme je l’imaginais. Puis, il y a eu un contact avec la TA. Après avoir disputé un match amical, j’ai signé dans les jours qui ont suivi.

Tu avais entendu parler de la TA ?

Non, n’étant pas Breton, la découverte a été totale. A travers les diverses discussions que j’ai eues avant de signer j’ai senti que c’était un club dans lequel je pouvais avoir confiance. Les paroles étaient bonnes, et tout s’est fait naturellement.

Comment juges-tu le niveau du jeu ?

Par rapport à la N2, il y a moins de tactique, un niveau technique moindre. La Bretagne possède des équipes qui jouent bien au ballon.  Je n’ai pas été surpris car lorsque j’étais au Havre, on rencontrait des adversaires bretons qui jouaient bien.

Quelle est ta volonté pour cette saison ?

Sur un plan personnel, je désire disputer le plus grand nombre de matches possibles. Sur le plan collectif, j’espère que l’on remportera le plus de victoires possibles et que l’on terminera au meilleur classement que l’on puisse imaginer.

Si le club accède à la N2, quel sera ton avenir ?

Je resterais à la TA sauf si j’ai l’opportunité d’évoluer à un niveau supérieur. Je n’y pense pas pour le moment. Occuper la place qui est la sienne aujourd’hui n’a pas été fréquent à la TA. Ce serait donc super de monter. C’est génial de vivre une telle saison mais on ne s’enflamme pas. C’est encore long. On verra avec le temps.

Ton expérience rennaise est donc positive ?

Complètement. Même au niveau de la ville. Je ne connaissais pas Rennes et c’est top. J’ai également découvert Saint-Malo, Dinard. C’est très joli.