Beau rassemblement champêtre, en ce samedi après-midi, où ce match de Coupe de Bretagne rassemblait quelques centaines de personnes peu habituées à se réunir autour de leurs équipes préférées, sans qu’on leur demande la moindre pièce de monnaie. Alors qu’ils pouvaient faire recette, bravo aux dirigeants des deux clubs, qui ont su par cette initiative rendre hommage au sens de la fête et au football amateur.
Les joueurs de leur côté, tout au long des 120 minutes, en délivrant un vrai match de Coupe, ont su répondre, de la plus belle des façons, en se livrant à fond dans un match où le suspens aura duré, comme prévu, jusqu’à la dernière seconde.
C’est déterminés, que les noirs et blancs débutaient la partie, pressant assez haut leur adversaire, en essayant de faire circuler la balle sur un terrain difficile. Cependant le première véritable occasion sera RESTERIENNE par A. CHOBLET à la 6ème mn qui,décalé à droite, dévissait sa reprise. Les rouges après des débuts timides, rentraient alors bien dans la partie, sans être véritablement dangereux, mais contenant par un bloc défensif solide toute velléité Rennaise. Ce n’est qu’à la 15ème mn que J BEAUTRAIS, pour les Rennais, viendra buter sur A. CHEVALIER. Quelques minutes plus tard un centre du même J. BEAUTRAIS trouvait C. NABIAS pour une reprise petit filet extérieur. Face à une des meilleures défenses du championnat DRH (8 buts en 12 matchs), les hommes de J. LE NORMAND ne pourront qu’en peu d’occasions s’enfoncer dans l’axe central. Leur plus grande possession de ballons ne se concrétisera que par une superbe reprise de M. AUBRY aux 25 mètres (40ème) que CHEVALIER détournera au pris d’une belle détente, et sur un centre de ce même M. AUBRY repris par A. CAROFF au premier poteau (44ème).
Peu d’occasions donc en première mi-temps, pendant que de son côté G. MONTAGNE est peu inquiété. Jouant contre le vent en seconde, les patronnés auront la première occasion à la 58ème sur une action collective à trois, J. BEAUTRAIS – A. CAROFF pour C. NABIAS, seul, mais A. CHEVALIER détourne. La réponse viendra par F. MENEUST, démarqué aux 18 mètres, mais sa reprise ne sera pas cadrée. Vaillants les rouges et blancs ne baissent pas de pied et continuent de laisser leur adversaire à distance des buts de l’excellent CHEVALIER. Une nouvelle occasion identique, avec le même trident que précédemment verra une nouvelle fois CHEVALIER, sortir vainqueur de son duel avec C. NABIAS (67ème). De son côté, E. HUBERT, animateur du jeu RESTERIEN, s’en va chiper le ballon dans les pieds de P. MADIANGA (68ème), mais face à G. MONTAGNE perd son duel. On sera tout prêt alors du 1 er but Rennais quand déboulant sur le côté droit J. BEAUTRAIS (76ème) est bien lancé mais son tir un peu trop croisé, va heurter la base du poteau d’A. CHEVALIER. Approchant de la fin, le match va quelque peu se débrider avec une première balle de match pour RETIERS, à la 88ème où la tête à bout portant de F. BREUT, plein axe, est miraculeusement sauvé par G.MONTAGNE, pendant que de l’autre côté une tête de P. MADIANGA, sur corner, frise les poteaux à la 92ème.
La fatigue faisant son œuvre, elle va rendre le match beaucoup plus ouvert au cours des prolongations. Quelques escarmouches des rouges sur contre, n’aboutiront pas, exprimant là déjà la perte de lucidité dans le dernier geste. Les blancs et noirs vont alors passer à la vitesse supérieure. Animés par la rentrée et la fraicheur du jeune S. JUTEAU, et les débordements à répétition de M. AUBRY, quelques sueurs froides vont alors passer dans le dos de l’arrière défense. Tout d’abord ce sera une superbe reprise lucarne aux 18 mètres de S. MONSANTO (102ème), mais claquée par A. CHEVALIER, puis deux autres occasions (103ème et 106ème) dont une magnifique tête plongeante lobée de S. JUTEAU sauvée in extremis sur la ligne. La reprise du 2ème temps des prolongations, dans la continuation, sera cette fois fatale aux locaux. M. AUBRY, s’enfonce sur le côté gauche, avant de centrer fort, en retrait dans l’axe vers S. JUTEAU, l’homme frais, cette fois ruine les espoirs des rouges et blancs. Maîtrisant les dernières minutes, finalement, la TA aura attendu que le temps fasse son œuvre chez leur vaillant adversaire, privé de compétition ces deux derniers dimanches.




































